Aide mémoire sécheresse et calamités aquacoles


L’année 2018 a vu passer une des pires sécheresses dans l’histoire de notre secteur et a vu, pour la première fois, un vrai travail de recherche de solutions entre le Collège des Producteurs et le Service Public de Wallonie.

Bien que les périodes de sécheresse ne soient pas reconnues comme éligibles pour une aide d’Etat au niveau européen, il a été possible de créer une aide deminimis, plafonnée à 30.000€ par dossier et par période de 3 ans (ceci est aussi défini au niveau européen).

Cette aide ayant été légiférée et signée une première fois, il y a fort à parier qu’elle pourra être signée à nouveau si nous devons encore faire face à ce type de difficultés.

Mais ce n’est pas parce qu’une aide est disponible qu’elle vous sera accordée sans conditions… Voici donc la marche à suivre en cas de mortalités dues à la sécheresse ou à tout autre facteur externe à votre élevage.

  1. Faite constater les dégâts le plus tôt possible

    Vous avez ici le choix :
    – Un vétérinaire ou votre vétérinaire de suivi habituel
    – Un agent de l’AFSCA (retrouvez les coordonnées des ULC ici)
    – Votre chargé de mission Aquaculture du Collège des Producteurs (gratuit !)
    – Un expert répondant au conditions fixées ici
    – Une combinaison de ces derniers

  2. Ce qui doit apparaître dans les constats :
    – les espèces concernées
    – les poids moyens
    – les poids totaux
    – si possible, les paramètres physico-chimiques (température, oxygène dissout,…)

  3. Ayez des registres d’élevage à jour et complets et à jour

  4. Gardez les carcasses et faite-les enlever par le clos d’équarrissage (c’est d’ailleurs une obligation légale !)

    Au vu des coûts d’enlèvement importants, il est conseillé d’avoir un ou plusieurs congélateurs de type horizontal (bahut) et de congeler les cadavres jusqu’à ce que ce(s) dernier(s) soi(en)t plein(s). Il est aussi conseillé de le(s) faire vider 2 fois par an au minimum :
    – en mai (avant les premières fortes chaleurs) et
    – en octobre (après les périodes de manque d’eau et de fortes chaleurs)

  5. Prenez beaucoup de photos à tous les stades (poissons flottants en surface, récolte des cadavres, enlèvement par le clos d’équarrissage)

  6. Gardez toutes ces preuves au moins 3 ans

Grâce à ces preuves, il sera plus facile aux experts de monter vos dossiers de demande d’indemnisation.

Enfin, il est utile de rappeler que pour bénéficier de n’importe quelle aide, vous devez, entre autres, être en ordre de permis d’environnement (ou permis unique) !