(Communiqué) Et si les cultivateurs s’associaient aux éleveurs ovins pour valoriser leurs couverts d’intercultures ?


Le pâturage des couverts végétaux par les ovins sera présenté par le Collège des Producteurs, en collaboration avec le CRA-W, dans le cadre du Festival de l’Agriculture de Conservation (Ligny, 13 et 14 juin). Cette approche innovante de destruction et de valorisation des couverts peut en effet répondre à l’engouement des agriculteurs pour les techniques de conservation des sols.

2 jours pour convaincre

Afin de présenter concrètement les avantages et aspects de cette pratique, des agriculteurs viendront témoigner de leur expérience, et une vingtaine d’ovins pâturera durant les 2 jours du Festival afin de montrer techniquement les couverts intacts, détruits et en cours de valorisation.

Le pâturage par les ovins : état des lieux  

Sur base d’une enquête auprès des éleveurs représentatifs du secteur (+30 brebis), seulement 14% d’entre eux font pâturer leurs animaux sur des couverts d’intercultures, et dans la majorité des cas, c’est uniquement sur leurs propres terres. Etant donné que l’élevage ovin wallon connait ces dernières années un réel essor avec plus 160 % des effectifs entre 2010 et 2015, la pratique de pâturage des couverts a un certain potentiel. 

Cas d’étude : forces et faiblesses du pâturage d’intercultures 

Dans le cadre du projet européen, DiverIMPACTS, un groupe de travail a été mis en place par le Collège des Producteurs, le CRA-W, Gembloux Agro-biotech et le RWDR. En associant 4 éleveurs et 4 cultivateurs volontaires, l’objectif est d’identifier les forces et faiblesses de la pratique, d’y apporter des solutions sur le terrain, et de valoriser ce nouveau type de partenariat.

Au-délà des aspects contraignants comme les termes du contrat de pâturage, et les incertitudes liés au caractère expérimental de l’échange, les freins majeurs pour les cultivateurs sont liés à la qualité de la destruction du couvert. Les éleveurs et cultivateurs sont tous deux concernés par les aspects agronomiques comme les dates d’implantation et de destruction.

Pour les cultivateurs, les opportunités se situent au niveau agronomique et économique : fertilité du sol, non-recours à une destruction mécanique ou chimique du couvert. De façon pragmatique la pratique répond aux aspects législatifs des SIE et des CIPAN. Pour les éleveurs, ce partenariat leur donne un accès à de la surface complémentaire et à un fourrage de bonne qualité. Enfin, l’aspect sociétal positif relatif à la qualité du paysage n’est pas à négliger dans un contexte où le monde agricole doit recréer du lien avec les consommateurs. 

 

Les cultivateurs et éleveurs intéressés par la démarche peuvent prendre contact avec cyril.regibeau@collegedesproducteurs.be ou téléphoner au T +32 (0)81 240 446

Plus d’informations : www.filagri.be / Détails de l’étude : tableaux en annexe 1 / Photos : en annexe 2


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