(Communiqué) Euro Foie Gras s’oppose à toute interdiction du foie gras en Californie


En tant que région productrice de foie gras, nous soutenons ce communiqué d’Euro Foie gras dénonçant les bases erronées informant que la commercialisation du foie gras serait interdite en Californie et rappelant que la production est respectueuse du bien-être des animaux. La compatibilité de la phase d’engraissement des palmipèdes avec le bien-être des animaux est démontrée pas une série d’études indépendantes, néanmoins sans cette ignorées par les associations animalistes.

 

Communiqué d’Euro Foie Gras – 28 janvier 2018

 

Euro Foie Gras s’oppose à toute interdiction du foie gras en Californie et appelle à respecter la liberté de choix du consommateur . Le refus par la Cour suprême d’entrée en matière ne signifie pas la fin du foie gras en Californie. 

La Fédération européenne du foie gras – Euro Foie Gras – dénonce le rejet par la Cour suprême des Etats-Unis de la pétition lui demandant si la loi fédérale d’inspection des produits de volaille prime sur la loi californienne d’interdiction des produits issus du gavage. Cette pétition faisait suite à la validation en appel en 2017 d’une loi interdisant la vente des produits « issus du gavage d’une volaille dans le but d’agrandir son foie ».

 

Contrairement à ce qu’affirment les détracteurs du foie gras, le refus d’entrée en matière par la Cour suprême ne signifie pas que celle-ci a arbitré en faveur de l’interdiction du foie gras en Californie. Cette décision indique en fait que la Cour suprême n’a pas voulu se saisir de l’affaire, comme souvent : sur 8000 pétitions reçues par an, seules 1% sont traitées. Il ne s’agit en rien d’un traitement sur le fond !

 

Le refus par la Cour suprême d’entrée en matière sur la pétition déposée ne signifie pas non plus la fin du foie gras en Californie. En effet, la contestation constitutionnelle de la loi californienne revient désormais au tribunal fédéral de district, qui avait en 2015 arbitré en faveur des défenseurs du foie gras, composés de l’Association des éleveurs de canards et d’oies du Québec (AECOQ), la Hudson Valley Foie Gras (plus grand distributeur de foie gras aux Etats-Unis) et un restaurateur californien.

 

Pour Christophe Barrailh, président d’Euro Foie Gras : « Il est inacceptable que la commercialisation d’un produit de haute gastronomie soit interdite sur des bases erronées. La désinformation et la démagogie ne doivent pas être le moteur des lois et la liberté des consommateurs à acheter un produit de haute gastronomie doit être respectée. »    

 

Le foie gras est issu d’un savoir-faire traditionnel pratiqué avec maîtrise et respectueux du bien-être des animaux, qui vivent 90% de leur vie en plein air avant la phase d’engraissement qui dure entre 10 et 14 jours, avec deux repas par jour. La phase d’engraissement n’est possible que parce que les palmipèdes à foie gras disposent de la capacité de stocker des graisses afin de pouvoir accomplir de longs voyages migratoires. Le repas n’est administré qu’après avoir vérifié que l’animal a bien digéré son repas précédent. La compatibilité de cette phase avec le bien-être de ces animaux est démontrée par une série d’études indépendantes[1], sans cesse ignorées par ceux qui se chargent de désinformer le grand public en l’entrainant dans une perception anthropomorphique de l’animal alors que celui-ci, bien que sensible, n’en reste pas moins différent de l’être humain.

 

En Europe comme outre-Atlantique, la Fédération européenne du foie gras défend le droit des consommateurs à jouir d’un produit gastronomique et espère que le tribunal fédéral de district jugera en leur faveur.

[1] Parmi lesquelles :

– Z Erisir & al. 2009, “Effect of different housing systems on growth and welfare of Pekin ducks”, Journal

of Animal and Veterinary Advances 8(2).

– MS Dawkins, 2012, “Commercial scale research and assessment of poultry welfare”, British Poultry

Science

– E Baéza & collab., 2005, “Canards de Barbarie, Pékin et leurs hybrides: aptitude à l’engraissement »,

INRA Productions

– P. Chartrin & collab.,2004, « Effet du génotype et du gavage sur les dépôts de lipides intramusculaires

dans le filet de canard », Viandes et Produits Carnés, Hors-série des 10e Journées des Sciences du Muscle

et Technologies des Viandes »