(Peste porcine africaine) Récapitulatif de toutes les mesures au 30 novembre


Nouvelles mesures du Gouvernement (30/11)

 

30/11/2018  – Sur proposition du Ministre wallon de l’Agriculture, de la nature et de la Forêt, René COLLIN, le Gouvernement a approuvé un arrêté portant sur diverses mesures complémentaires de lutte contre la peste porcine africaine. Le Ministre rappelle que les mesures prises dans le périmètre de 63.000 hectares sont toujours en vigueur.

Au sein de la nouvelle Zone de Vigilance de 28.000 ha décidée par l’Europe située au nord du périmètre, le Gouvernement a adopté les dispositions suivantes :

  • Aucune restriction de circulation, de travaux forestiers et de chasse pour les gibiers (autres que le sanglier) ;
  • Obligation de supprimer la totalité des sangliers dans la zone et de les transporter dans l’un des deux centres de collecte ouverts spécifiquement à savoir
    • Rue de Relune, 16 à 6860 Vlessart
    • Rue de Carignan 110 à 6820 Florenville

Dans cette zone, aucune condition de biosécurité particulière n’est imposée.

A ce jour, 477 sangliers ont été prélevés dont 417 dans le périmètre infecté. 184 carcasses se sont révélées viropositives. Ces dernières se concentrent toujours essentiellement autour des villages de Buzenol et Ethe ainsi qu’au niveau du camp militaire de Lagland. 139 sangliers ont été tirés dans la Zone d’Observation renforcée.

Les sangliers prélevés en dehors du périmètre sont tous négatifs.

Par ailleurs, le Gouvernement a décidé que, sur l’ensemble de la Wallonie, les titulaires de droit de chasse sur chaque territoire, afin de contribuer partout à la diminution de la population de sangliers, devraient organiser au cours des mois de janvier et de février 2019 au moins trois journées de chasse collective. Des dérogations pourront être sollicitées pour les territoires qui ne sont pas concernés.

 


Une zone de vigilance mise en place (23/11)

 

Dans la foulée des informations communiquées par l’AFSCA – Agence Fédérale de la Sécurité de la Chaîne Alimentaire- suite à la décision européenne de prévoir au nord du périmètre infecté de 63.000 ha une « zone de vigilance » -28.000 ha-, le Ministre wallon de l’Agriculture, de la Nature et de la Forêt, René COLLIN, a tenu d’ores et déjà à préciser qu’aucune restriction à l’exploitation forestière et à la circulation n’y serait prévue.

 

En ce qui concerne les dispositions relatives à la chasse et en particulier des sangliers, les services du Ministre finalisent un projet d’Arrêté du Gouvernement. Comme indiqué dans la communication de l’AFSCA, le Ministre régional confirme qu’aucune mesure complémentaire ne s’appliquera sur les exploitations porcines situées dans cette zone à l’exception des porcs vivants destinés à l’exportation. Ces derniers devront être soumis à un test PPA

 

« Cette mesure, explique René COLLIN, ne remet nullement en cause la stratégie appliquée jusqu’ici. Il s’agit d’une adaptation complémentaire pour éviter au maximum les risques de dispersion du virus et d’éradiquer celui-ci au plus vite ».

 

A ce jour, 454 sangliers ont été prélevés dont 396 dans le périmètre infecté. 181 carcasses se sont révélées viropositives. Ces dernières se concentrent toujours essentiellement autour des villages de Buzenol, Ethe ainsi qu’au niveau du camp militaire de Lagland.

 

Les sangliers prélevés en dehors du périmètre sont tous négatifs.


Communication du 15/11

Sur proposition du Ministre wallon de l’Agriculture, de la Nature et de la Forêt, René COLLIN, le Gouvernement wallon a adopté, ce vendredi, un arrêté portant sur différentes mesures temporaires de lutte contre la peste porcine africaine. Ces dispositions ont été au préalable présentées par le Ministre aux experts dépêchés par la Commission européenne afin de poursuivre la stratégie mise en place.

 

Rétroactes

 

Le 14 septembre dernier, le Ministre COLLIN faisait adopter par le Gouvernement wallon un arrêté définissant un périmètre de 63.000 hectares. Cette zone a été établie par la Commission européenne après discussions avec le SPW et l’AFSCA sur base de la localisation des deux premiers sangliers positifs retrouvés.

 

Différentes mesures, validées par la Commission européenne, ont été appliquées jusqu’au 14 octobre afin d’éviter toute propagation du virus au-delà du périmètre, à savoir :

 

  • L’interdiction de toute forme de chasse et de nourrissage ;
  • L’interdiction de circulation en forêt ainsi que de toute forme d’exploitation forestière afin d’éviter tout risque de propagation accidentelle par l’homme.

A ce jour, 139 sangliers ont été prélevés dont 111 dans le périmètre infecté. 79 carcasses se sont révélées viropositives. Ces dernières se concentrent essentiellement autour des villages de Buzenol, Ethe ainsi qu’au niveau du camp militaire de Lagland.

 

Les sangliers prélevés en dehors du périmètre (28) sont tous négatifs.

 

« Ces mesures, relate René COLLIN, poursuivaient l’objectif prioritaire d’éradiquer le virus en empêchant notamment sa propagation tant par le déplacement de sangliers que par le facteur humain. Force est de constater que cet objectif semble rencontré même si aucune certitude ne peut être posée ».

 

3 zones

 

L’ancien périmètre de 63.000 hectares est désormais scindé en 3 zones spécifiques répondant chacune à des impératifs précis.

 

  • Zone noyau – 12.562 ha
  • Interdiction de chasse, de nourrissage, de circulation et d’exploitation de la forêt ;
  • Recherche active des carcasses de sangliers, qui sont analysées systématiquement.
  • Zone tampon – 29.183 ha
  • Interdiction de chasse, de nourrissage, de circulation ;
  • Exploitation forestière sur base de dérogations individuelles réservées aux professionnels ;
  • Recherche active des carcasses de sangliers, qui sont analysées systématiquement ;
  • Installation d’un réseau de clôtures.
  • Zone d’observation renforcée – 21.101 ha
    • Interdiction de nourrissage ;
    • Recherche active des carcasses de sangliers, qui sont analysées systématiquement ;
    • Interdiction de tous les modes de chasse pour les sangliers et les autres espèces gibiers à l’exception de la chasse à l’affût, à l’approche ainsi que les battues silencieuses ;
    • Signalement obligatoire de tout sanglier retrouvé mort qui sera analysé ;
    • Obligation pour les titulaires de droit de chasse d’organiser la destruction des sangliers sur leur territoire notamment par l’autorisation du tir de nuit. Un constat de tir/mortalité devra être dressé par un agent de l’Administration pour chaque sanglier abattu ;
    • Obligation d’avoir suivi une formation aux règles de biosécurité pour pouvoir chasser et détruire ;
    • Extraction des sangliers chassés par les professionnels ;
    • Analyse des sangliers tirés sur base d’échantillonnage ;
    • Circulation et exploitation forestière autorisée en journée uniquement.

 

Le territoire wallon entourant ces 3 zones fait l’objet de mesures de vigilance :

 

  • Autorisation de chasse, de circulation et d’exploitation forestière
    • Surveillance passive ;
    • Recherche active des carcasses de sangliers qui sont analysées systématiquement ;
    • Signalement obligatoire de tout sanglier retrouvé mort qui sera analysé ;

 

Au-delà de ces zones, chaque sanglier retrouvé mort doit être signalé, notamment par l’entremise du Call center 1718 de la Wallonie. L’individu sera enlevé et analysé.

 

« Les mesures prises sont prolongées jusqu’au 14 novembre prochain. Elles visent à finaliser l’extraction des carcasses qui sont autant de foyers de contamination,  à freiner la propagation du virus par l’installation stratégique de clôtures ainsi qu’à réduire drastiquement la densité de sangliers pour éradiquer le virus.

 

Clôturer dans la stratégie avalisée par la Commission européenne, poursuit René COLLIN, ne signifie pas isoler ou confiner un territoire donné. Mais la clôture disposée à des endroits stratégiques est un outil complémentaire de gestion permettant la fragmentation du territoire en freinant les déplacements des sangliers. Dès ce mardi, les premiers dispositifs seront en cours d’installation.

 

La destruction des sangliers peut maintenant être activée dans la zone d’observation renforcée. Par ailleurs, au sein de cette même zone la circulation et l’exploitation forestière sont de nouveau autorisées mais uniquement en journée. Par rapport au secteur forestier, j’ai prévu dans la zone tampon la possibilité que les professionnels de la forêt obtiennent des dérogations individuelles auprès du DNF dans des conditions strictes au niveau biosécurité. A nouveau, j’en appelle à la responsabilité citoyenne pour une mobilisation efficace et sans faille face au virus ». 

 

Pour rappel, le Ministre a présenté le mécanisme de soutien aux 60 éleveurs porcins concernés. L’aide annuelle est calculée sur base du nombre moyen d’animaux présents sur l’exploitation multiplié par le montant moyen d’indemnisation fixé par catégories d’animaux (porcs de reproduction ou d’engraissement) et par filières (standard, bio, plein air ou vente directe), déduction faite des éventuelles assurances revenus. L’indemnisation régionale doit permettre de compenser les pertes de revenus liées d’une part aux obligations de quarantaine et d’autre part à l’interdiction de repeuplement des exploitations porcines ainsi qu’aux difficultés économiques liées à toute autre mesure imposée en vue de lutter contre la peste porcine.