(Publication) Plan stratégique de la filière avicole


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Développer la filière avicole, pourquoi? 

L’aviculture professionnelle est loin d’être une tradition en Wallonie. Pourtant, la production avicole, que ce soit en chair ou en oeufs, est sur une courbe ascendante depuis les années 90, grâce au développement de la production standard. L’éclairage porté sur les 15 dernières années illustre clairement ces propos et met aussi en évidence l’essor, dès 2000, de la production de volailles alternatives, au départ via la production biologique. 

Des volumes de production en augmentation 

A partir de 20 000 poulets de chair de type alternatif élevés au début des années 2000, on a atteint, en 2015, un volume de 3,4 millions, soit 16% de la production régionale. En Belgique, la part des volailles alternatives est estimée à 4%, dont 75% observés en Wallonie. Si on regarde du côté du nombre d’éleveurs wallons, 40% de ceux-ci élèvent des volailles de chair alternatives. En élevage de poules pondeuses Bio, ils représentent également plus de 40% des éleveurs de poules pondeuses. 

Une spéculation qui séduit les producteurs 

Cette évolution laisse entrevoir des marges de développement qui séduisent les producteurs wallons (en 2015, la Wallonie comptait près de 400 exploitations professionnelles avicoles et cunicoles, 5 500 lapines reproductrices, plus de 21,5 millions de poulets et près de 1,7 millions de pondeuses), notamment en regard du caractère « court » du cycle de production qui limite les risques de marché et de trésorerie. En termes de revenus, cette production agricole améliore la rentabilité des fermes, apportant un complément de revenu intéressant, voire un revenu principal dans les fermes. Dans ce sens, elle permet de pérenniser l’exploitation. Parallèlement, la consommation d’oeufs et de viande de volaille semble moins impactée par les chutes de consommation de produits d’origine animale.

Diversité des espèces, des modes de production et de distribution 

Un autre atout important est que le secteur avicole est caractérisé par la diversité des espèces, modes de production et organisation des circuits de commercialisation (filières longues, filières courtes). En volailles de chair, on comptabilise 84% de poulets standards et 16% de poulets alternatifs, dont plus de 60% sont des poulets biologiques. Ces derniers représentent 36% des productions animales biologiques et la part la plus importante des viandes qui en sont issues. 40% du volume des poulets alternatifs sont constitués par les produits de qualité issus de cahiers de charges de modes de production reconnues au niveau régional (qualité différenciée) ou au niveau européen (AOP, IGP, AOC, …). L’élevage des poules pondeuses se distingue selon 4 modes d’élevage, dont l’étiquetage est obligatoire, à savoir le Bio, l’élevage plein air, le sol et la cage enrichie. En Wallonie, les trois premiers modèles sont en développement.

Un lien au sol prédominant 

Un point fort également des volailles de chair et de ponte réside dans le lien au sol important des élevages wallons par rapport aux autres régions. La Wallonie est un grand producteur de céréales à paille (i.e. blé), avec également une montée en force du maïs grain, deux céréales de base de l’alimentation des volailles. Cette pratique n’est pas classiquement rencontrée ailleurs. Des éleveurs recherchent également à être encore plus autonomes sur la ferme ou la région, en termes protéiques. La volaille est également une des espèces qui transforme le mieux les aliments, avec des indices de consommation très bas, la rendant très intéressante d’un point de vue impact environnemental. L’origine régionale d’une partie donnée de l’aliment des volailles est une contrainte présente dans certains cahiers des charges, dont le cahier des charges bio.

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