[Grippe aviaire] Toutes les informations mises à jour régulièrement


Info importante de l’AFSCA pour les éleveurs de poulets standards – 02/02/2021

L’instruction générale 1672109 prévoit à nouveau le desserrage de poulets de chair à partir de la semaine du 22 mars prochain. Par conséquent, à partir du 15 février, les poussins d’un jour seront à nouveau être mis dans les étables en nombres tenant compte de ce desserrage.

Malgré le risque probablement moins élevé d’infection par les oiseaux sauvages à ce moment, ce desserrage devra être accompagné des mêmes conditions et mesures de biosécurité que celles appliquées précédemment pour les bandes mises en étable avant l’interdiction de desserrer. De même, les exploitations qui desserreront seront soumises à une surveillance accrue.

Cette nouvelle instruction est en parallèle avec l’instruction 1668259 du 8 janvier dernier, qui autorise le chargement par numéro de troupeau des poulets de chair destinés à l’abattoir. Les deux options ne peuvent pas être appliquées ensembles dans une exploitation avicole. 

Toutes les infos sur le site de l’ AFSCA : http://www.afsca.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp


Actualité au 01/02/2021 – communication de l’AFSCA

Ce 29 janvier 2021, la présence du virus H5N8 de la grippe aviaire a été détectée dans un élevage de dindes situé sur la commune de Deerlijk, en Flandre occidentale. Il s’agit d’une variante hautement pathogène du virus.

Afin d’empêcher la propagation du virus, toutes les volailles présentes ont dû être abattues et des zones temporaires de protection (3 km) et de surveillance (10 km) ont été délimitées autour du foyer.

Cette nouvelle infection porte à quatre le nombre de contaminations par le virus H5 de la grippe aviaire dans notre pays. Fin 2020, la variante hautement pathogène du virus avait été détectée dans un élevage de volaille à Menin et chez un détenteur particulier à Dinant. La contamination d’un élevage de volaille à Dixmude était causée par une variante faiblement pathogène du virus. En outre, des infections ont également été confirmées chez des oiseaux sauvages sur une vingtaine de sites en Flandre occidentale, en Flandre orientale et à Liège.

Mise place de mesures supplémentaires autour du foyer afin d’empêcher la propagation du virus

En plus des mesures déjà mises en place sur l’ensemble du pays (voir le communiqué de presse du 14 novembre 2020), une zone de protection temporaire d’un rayon de 3 km et une zone temporaire de surveillance d’un rayon de 10 km sont délimitées autour de l’élevage impacté par le virus à Deerlijk. Des mesures supplémentaires sont prises au sein de ces zones et sont en vigueur pour une durée indéterminée.

Au sein de la zone de surveillance (10km), les déplacements de volailles, autres oiseaux et œufs à couver sont interdits (les déplacements en transit sont autorisés) et chaque détenteur doit nourrir et abreuver ses volailles à l’intérieur. De plus, tous les détenteurs professionnels de volailles de cette zone doivent, endéans les 72 heures, réaliser un inventaire qui reprend, par espèce, le nombre d’animaux présents.

Au sein de la zone de protection (3 km), toutes les volailles et autres oiseaux doivent être placés en captivité dans un bâtiment fermé et y être maintenus. Les déplacements de volailles, autres oiseaux et œufs à couver sont interdits (les déplacements en transit sont autorisés). De plus, tous les détenteurs d’oiseaux et de volailles de cette zone, doivent, endéans les 24 heures pour les professionnels et endéans les 48 heures pour les particuliers, réaliser un inventaire qui reprend, par espèce, le nombre d’animaux présents[1].

Dans les deux zones, des mesures de biosécurité encore plus strictes sont imposées aux exploitations professionnelles. Toutes les parties concernées du secteur avicole ont été informées de la situation.

Le confinement des volailles reste obligatoire, même pour les particuliers !

L’AFSCA rappelle à tous les éleveurs de volailles et aux détenteurs particuliers belges que l’obligation de confiner ou de placer sous filets leurs volailles est toujours d’application de manière à éviter tout contact avec les oiseaux sauvages. Lorsqu’ils constatent une augmentation de la mortalité, ou tout autre symptôme lié à la maladie, ils doivent contacter immédiatement leur vétérinaire.

Aucun assouplissement des mesures mises en place ne sera envisagé tant que la menace de contamination par les oiseaux sauvages reste élevée. Cette situation pourrait perdurer jusqu’au printemps 2021.


[1] Les détenteurs professionnels envoient leur inventaire à l’Unité locale de Contrôle (ULC) de l’AFSCA dont ils dépendent. Les détenteurs privés envoient leur inventaire à l’autorité locale, commune ou ville.


Actualité au 09/12/2020 – communication de l’AFSCA

Contamination chez un détenteur particulier à Dinant

Une infection par la grippe aviaire hautement pathogène de type H5 a été détectée chez un détenteur particulier de Dinant. Les quelques volailles en question ont été euthanasiées. Le virus a très probablement été introduit dans le poulailler par des oiseaux sauvages.

La contamination à Dinant montre que le virus circule également chez les oiseaux sauvages ailleurs dans le pays. Le risque d’une contamination de l’environnement autour de n’importe quel poulailler en Belgique est donc très réel.

Une zone tampon temporaire d’un rayon de 500 m a été définie autour du site infecté (voir la carte). Il n’y a pas d’exploitations commerciales dans cette zone.

Les détenteurs particuliers de cette zone tampon sont soumis aux mesures suivantes (voir les instructions ici) :

  • Ils doivent envoyer un inventaire à la commune dans les 48 heures.
  • Tous les déplacements de volailles, d’oiseaux et d’œufs à couver sont interdits dans la zone.
    Le transit est autorisé.
  • Les volailles et les oiseaux doivent être nourris et abreuvés à l’intérieur.
  • Les rassemblements de volailles et d’oiseaux sont interdits.

Un communiqué de presse sera diffusé plus tard dans la journée.

Plus d’infos : www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp

En ce qui concerne les zones de Menen, jusqu’à présent, aucune infection supplémentaire n’y a été détectée. Cela donne l’espoir qu’il sera possible de lever ces zones selon le calendrier prévu. Dans ces zones, le transfert de volailles d’abattage et d’œufs à couver a entretemps été rendu possible. À ce jour, 15 oiseaux sauvages infectés ont été trouvés sur une 10-aine de sites en Flandre occidentale et Flandre orientale


Actualité au 26/11/2020

Un foyer de l’influenza de type H5N5 dans un élevage en Flandre – la Belgique perd son statut indemne

Dernières informations à destination des éleveurs avicoles suite à la découverte d’un foyer de grippe aviaire en Flandre Occidentale.

Comme vous le savez, un foyer de H5N5 a été détecté ce 26/11 à Menen. Nous vous relayons les dernières informations de l’AFSCA, ainsi que les liens utiles.  

En résumé :   L’exploitation concernée a été déclarée foyer et a été assainie entre-temps. Une zone de 3 km (zone de protection) et une zone de 10 km (zone de surveillance) ont été délimitées autour du site contaminé. Dans ces zones, chaque éleveur de volaille doit présenter un inventaire à l’ULC (exploitations commerciales) ou au bourgmestre (éleveurs amateurs) dans les plus brefs délais.

Les mesures suivantes sont en vigueur dans les zones : l’interdiction des transports de volailles, d’œufs et de produits de volailles ; des mesures strictes de biosécurité et une surveillance stricte dans toutes les exploitations et élevages.

Dans le reste de la Belgique, le desserrage des volailles est interdit. Un régime transitoire est en cours d’élaboration pour les animaux déjà mis en place.   Voir la sytnhèse des points d’attention dans la présentation de l’AFSCA  
  Consultez toutes les infos sur le site de l’AFSCA  
Mesures d’application dans la zone de protection – zone de 3 km
  Sous réserves de nouveaux développements éventuels, les mesures d’application dans la zone de protection sont résumées ci-dessous. Ces mesures sont d’application en plus des mesures habituelles nationales décrites dans le document « Mesures d’application sur tout le territoire belge » disponible sur le site internet de l’AFSCA   >>> Lien vers le formulaire à éventuellement compléter – zone protection >>> Voir la carte géographique  
  Consultez les mesures – zones de protection  
Mesures d’application dans la zone de surveillance –  zone de 10 km
  Sous réserves de nouveaux développements éventuels, les mesures d’application dans la zone de surveillance sont résumées ci-dessous. Ces mesures sont d’application en plus des mesures habituelles nationales décrites dans le document « Mesures d’application sur tout le territoire belge » disponible sur le site internet  de l’AFSCA

>>> Lien vers le formulaire à éventuellement compléter – zone surveillance >>> Voir le périmètre sur la carte géographique  
  Consultez les mesures – zone de surveillance  

[Eleveurs volailles] Mises à jour des infos AFSCA concernant le virus de la grippe aviaire hautement pathogène de type H5


Informations au 20/11/2020 de l’AFSCA

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la situation concernant la grippe aviaire.

Belgique

Dans notre pays, des oiseaux sauvages infectés ont été trouvés à 6 endroits différents, tous situés sur la côte dans les municipalités d’Ostende, Middelkerke, Bredene, De Haan et Oudenburg. Les contaminations concernent les espèces d’oiseaux suivantes : cygne tuberculé, courlis, oie rieuse, goéland argenté, pie et tourterelle turque.
La semaine dernière, tant sur la côte qu’ailleurs dans le pays, plusieurs autres oiseaux et carcasses suspects ont été collectés, dont plusieurs rapaces.

Heureusement, aucune infection n’a encore été détectée chez les volailles. Les quelques suspicions cliniques chez des détenteurs particuliers se sont révélés négatifs après des analyses de laboratoire.

Reste de l’UE

Le virus H5 se propage également ailleurs en Europe.

  • En ce qui concerne les volailles, je vous réfère au tableau ci-dessous et à la carte 1 (source : outil d’alerte européen ADNS) en annexe. Les foyers sont indiquées sur la carte comme suit : rouge = commercial, bleu = détenteur particulier.
    La Suède, la France et la Croatie sont les États membres qui se trouvent ajoutés à cette liste. Le deuxième foyer en France à Yvelines (près de Paris) et le foyer en Croatie (près de la Hongrie) ne sont pas encore indiqués sur la carte.
    L’une des exploitations aux Pays-Bas est un élevage de canards dans lequel les animaux, bien que plus doux, montraient des signes évidents de maladie et de la mortalité.
  • En ce qui concerne les oiseaux sauvages, le nombre de sites contaminés a augmenté de manière significative dans tous les pays concernés. Ces sites sont indiqués en bleu sur la carte 2 (source : outil d’alerte européen ADNS).
    Le nombre et la diversité des espèces d’oiseaux touchées montrent que ce virus H5 a un spectre d’hôtes très large.

Les deux foyers en France concernent des points de vente de volailles de hobby. Ces contaminations sont liées à la vente de volailles infectées dans le circuit hobby qui venaient vraisemblablement de détenteurs particuliers. Dans le cadre du traçage de ces foyers en France, l’AFSCA a également contrôlé 2 fournisseurs belges, avec des résultats favorables.


Communiqué de presse de l’AFSCA

14/11/2020


Grippe aviaire H5N8: Mesures supplémentaires pour détenteurs particuliers de volailles et d’oiseaux

Le 13 novembre 2020, les premiers cas de grippe aviaire H5N8 ont été constatés sur 3 oiseaux dans un centre de revalidation pour oiseaux sauvages à Ostende. Cette information confirme que le virus de la grippe aviaire, pour lequel l’AFSCA avait lancé un avertissement fin octobre, est désormais présent en Belgique, chez les oiseaux sauvages. Le ministre de l’Agriculture David Clarinval, sur avis de l’AFSCA, a pris la décision d’introduire des mesures de prévention supplémentaires. Ce n’est qu’en respectant strictement ces mesures que nos volailles seront protégées. A partir du dimanche 15 novembre, en plus des exploitations professionnelles, les détenteurs particuliers de volailles devront aussi confiner ou protéger leurs animaux. Par ailleurs, tous les rassemblements de volailles et d’oiseaux sont strictement règlementés.

Trois oiseaux sauvages qui ont séjourné dans un refuge pour oiseaux à Ostende ont été testés positifs au virus H5N8. Cette contamination a été confirmée par Sciensano ce vendredi 13 novembre.

A partir du 15 novembre 2020, le ministre de l’Agriculture David Clarinval, sur avis de l’AFSCA, impose les mesures suivantes à tous les détenteurs particuliers de volailles et d’oiseaux en Belgique. Il s’agit des colombophiles mais aussi de toute personne qui élève des poulets ou des oiseaux d’ornement dans son jardin.

  • Tous les détenteurs de volailles(*) doivent confiner ou protéger (avec un filet)leurs animaux.Cela vaut également pour les particuliers qui, par exemple, ont un poulailler. Cette mesure permet d’éviter les contacts avec les oiseaux sauvages, qui pourraient transmettre le virus. Il faut, si possible, mettre les abreuvoirs et les mangeoires à l’intérieur ou, si ce n’est pas possible, protéger le parcours extérieur avec un filet.
  • Les rassemblements de volailles tels que les marchés publics, les expositions, les concours, les foires, … sont momentanément interdits dans le cadre des mesures corona. Dès que les mesures corona permettront à nouveau l’organisation de tels évènements, des règles plus strictes entreront en vigueur.

(*) toutes les volailles, à l’exception des ratites. Le confinement des ratites est en effet difficile d’un point de vue pratique et est source de problèmes de bien-être animal. De plus, le risque de transmission de ces oiseaux est assez faible compte tenu de leur nombre limité en Belgique.

Les mesures imposées le 01/11 pour les exploitations professionnelles sont bien entendu toujours d’application. Un aperçu des mesures est disponible sur le site web de l’AFSCA : http://www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/mesures.asp

L’AFSCA impose à tous les éleveurs de volailles, aux détenteurs particuliers et aux autres acteurs concernés d’appliquer strictement les mesures. Lorsqu’ils constatent une augmentation de la mortalité, ou tout autre symptôme lié à la maladie, ils doivent contacter immédiatement leur vétérinaire.

Le consommateur n’encourt aucun risque. La viande et les œufs de poules peuvent être consommés en toute sécurité.

Les personnes qui découvrent un oiseau sauvage (espèces aquatiques) mort dans la nature sont priées de le signaler via le numéro de téléphone gratuit 0800/99 777, de manière à éventuellement permettre une investigation rapide. Il est recommandé d’éviter de toucher ces oiseaux afin de ne pas propager le virus.

David Clarinval, ministre de l’Agriculture : « En concertation permanente avec l’AFSCA, j’ai pris la décision d’activer deux mesures supplémentaires de biosécurité, destinées à protéger au maximum les volailles belges du virus H5N8 transmis par les oiseaux sauvages en migration. Ces mesures complémentaires protégeront tout autant nos élevages hobbyistes que les éleveurs professionnels. »

Qu’est-ce que la grippe aviaire ?
L’influenza aviaire ou grippe aviaire est une maladie virale très contagieuse, à laquelle probablement toutes les espèces avicoles sont sensibles. Il n’y a pas d’indication scientifique qui indique que ce virus soit nocif pour l’homme. La nature des symptômes et l’évolution de la maladie dépendent du caractère pathogène de la souche virale, de l’animal concerné, de l’environnement et d’autres infections éventuelles. La contamination de la volaille peut se faire par le biais de contacts directs avec des animaux malades, ou par exposition à du matériel contaminé, comme du fumier ou des caisses sales. Une contamination peut aussi se propager via l’air, sur des distances relativement courtes.

L’AFSCA et la santé animale
Si l’AFSCA est connue pour ses contrôles tout au long de la chaîne alimentaire, l’Agence est également responsable de la prévention et du contrôle des maladies animales réglementées. En ce qui concerne la grippe aviaire, l’Agence travaille en étroite collaboration avec les autorités régionales.

Plus d’informations sur le virus de la grippe aviaire :
http://www.afsca.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/


Communication mi-octobre

Depuis le mois de mai 2020, de nombreux cas de grippe aviaire hautement pathogène de type H5 ont été identifiés chez des oiseaux sauvages et dans des élevages, commerciaux et backyard, en Russie et au Kazakhstan. Cela indique que la grippe aviaire circule largement dans les régions où un grand nombre d’oiseaux aquatiques sauvages se reproduisent et passent l’été. Le virus H5 en question est probablement le même type de virus qui a déjà causé des problèmes en Europe au cours des années précédentes.

Les experts internationaux estiment qu‘il est très probable que les oiseaux aquatiques migrateurs apportent le virus avec eux lors de la migration d’automne, qui a commencé entre-temps. Il y a donc un réel risque que l’UE devra à nouveau faire face à des contaminations dans les mois à venir. Bien que notre pays ne soit pas la première destination pour la plupart des oiseaux migrateurs – la Pologne, l’Allemagne et les Pays-Bas sont des destinations beaucoup plus probables à cet égard – nous devons quand-même être très vigilants.

Maladie de Newcastle et grippe aviaire

Communication parue sur le site de l’AFSCA le 16/10/2020 http://www.afsca.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/_documents/20201015_mesures_NCD_IA_v1e_FR.pdf

Mesures d’application en Belgique (AR du 28 novembre 1994, AM du 24 juillet 2018 et AM du 22 novembre 2018 concernant la maladie de Newcastle et AR du 5 mai 2008 concernant la grippe aviaire)

Définitions

  1. Volailles : les poules, dindes, pintades, canards, oies, cailles, pigeons, faisans, perdrix et oiseaux coureurs (ratites) élevés ou détenus en captivité en vue de leur reproduction, de la production de viande ou d’œufs de consommation ou de la fourniture de gibier de repeuplement.
  • Volailles détenues à titre de hobby (ci-après volailles de hobby) : les poules, dindes, pintades, canards, oies, cailles, faisans, perdrix et oiseaux coureurs (ratites), y compris leurs races d’ornement, qui, ou dont les produits, ne sont pas destinés à la chaîne alimentaire, ni à la fourniture de gibier de repeuplement.
  • Autres oiseaux : tous les oiseaux, y compris les pigeons de sport et d’ornement, à l’exception des volailles visées aux points 1 et 2.
  • Exploitation avicole : établissement utilisé pour l’élevage ou la détention de volailles.
  • Site de hobby : un site, géographiquement identifiable par une adresse, où sont détenues des volailles de hobby.
  • Négociant en volailles : toute personne physique ou morale qui commercialise des volailles et des volailles de hobby en faisant usage d’une exploitation avicole enregistrée dans SANITEL, et qui procède à une rotation régulière de ses animaux.
  • Commercialiser : mettre dans le commerce, acquérir, offrir, exposer en vente, détenir, transporter, vendre, acheter, livrer, céder à titre gratuit ou onéreux, importer, exporter ou traiter en transit.
  • Zone à risque : zone délimitée par l’AFSCA ou par la Commission européenne dans laquelle des mesures sont d’application pour lutter contre la grippe aviaire ou la maladie de Newcastle.

Sous réserve de nouveaux développements éventuels, les mesures d’application sont résumées comme suit :

Mesures d’application dans tout le pays

  1. Pour le commerce
  2. La commercialisation de volailles et volailles de hobby vers et par les détenteurs amateurs, y compris via les marchés, sont interdits sur l’ensemble du territoire, à l’exception des dérogations prévues aux points 2 à 4.
  • En dérogation au point 1, le commerce de volailles et volailles de hobby par un négociant en volailles est autorisé, y compris sur les marchés, aux conditions additionnelles suivantes :
  1. Le négociant en volailles peut uniquement commercialiser des volailles et volailles de hobby en provenance :
    1.  de détenteurs de volailles enregistrés dans Sanitel.
    2.  de détenteurs de volailles de hobby enregistrés dans Sanitel pour autant que ceux-ci aient fait vacciner toutes leurs les poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons contre la maladie de Newcastle par un vétérinaire agréé au moins une fois par an avec un vaccin inactivé avec un intervalle de maximum 12 mois entre 2 vaccinations successives et selon le schéma de vaccination mentionné dans la notice du vaccin enregistré utilisé. Les animaux achetés au détenteur de volailles de hobby doivent en outre être vaccinés depuis au moins 15 jours et au maximum 9 mois. Cette vaccination est attestée par le vétérinaire agréé qui complète le document dont le modèle est en annexe 1 au moment de la vaccination.
    3.  de détenteurs de volailles de hobby non enregistrés dans Sanitel pour autant que :
      1. les poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons commercialisés soient identifiés individuellement avec une bague fermée inamovible distribuée par une association agréée telle que visée par l’arrêté royal du 2 juin 1998 relatif aux conditions zootechniques et généalogiques régissant l’amélioration et la conservation des races avicoles et cunicoles, ou par l’arrêté du Gouvernement flamand du 19 mars 2010 relatif à l’organisation de l’élevage d’animaux domestiques utiles à l’agriculture.
      2. ceux-ci aient fait vacciner toutes leurs les poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons commercialisés contre la maladie de Newcastle par un vétérinaire agréé au moins une fois par an avec un vaccin inactivé avec un intervalle de maximum 12 mois entre 2 vaccinations successives et selon le schéma de vaccination mentionné dans la notice du vaccin enregistré utilisé. Les animaux achetés au détenteur de volailles de hobby doivent en outre être vaccinés depuis au moins 15 jours et au maximum 9 mois. Cette vaccination est attestée par le vétérinaire agréé qui complète le document dont le modèle est en annexe 2 au moment de la vaccination.
  • Le négociant en volailles mentionne dans son registre d’entrée, de façon chronologique pour chaque arrivée à son exploitation, la date d’arrivée, le nombre d’animaux et le numéro du troupeau du négociant ou de toute exploitation d’origine d’où viennent les volailles mentionnées au point 2.a.1, et les volailles de hobby mentionnées au point 2.a.2, ou le nom et l’adresse de chaque détenteur mentionné au point 2.a.3 d’où viennent les volailles de hobby. Le négociant en volailles ne peut commercialiser que des volailles de hobby que s’il s’est assuré auprès du vendeur, sur base des attestations de vaccination (voir modèles en annexes 1 et 2), que les poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons ont été vaccinés contre la maladie de Newcastle conformément aux points 2.a.2 et 2.a.3.
    • Le négociant en volailles qui détient des volailles ou des volailles de hobby au sein de son exploitation avicole enregistrée pendant plus de 3 mois doit faire revacciner les poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons contre la maladie de Newcastle. La vaccination doit être effectuée par un vétérinaire agréé au moyen d’un vaccin inactivé, selon le schéma de vaccination mentionné dans la notice du vaccin enregistré utilisé. Ces animaux ne peuvent être commercialisés qu’après au moins 15 jours suivant cette vaccination. Cette vaccination est attestée par le vétérinaire agréé qui complète le document dont le modèle est en annexe 1 au moment de la vaccination.
    • Pour la commercialisation sur les marchés publics, les mesures prévues aux points B.3 doivent également être respectées.
  • le commerce de volailles de hobby par un détenteur d’un site de hobby enregistré dans Sanitel est autorisé, y compris sur les marchés, aux conditions suivantes :
    • Le détenteur d’un site de hobby enregistré dans Sanitel est obligé de faire vacciner les poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons qu’il détient contre la maladie de Newcastle par un vétérinaire agréé au moins une fois par an avec un vaccin inactivé avec un intervalle de maximum 12 mois entre 2 vaccinations successives et selon le schéma de vaccination mentionné dans la notice du vaccin enregistré utilisé. Cette vaccination est attestée par le vétérinaire agréé qui complète le document dont le modèle est en annexe 1 au moment de la vaccination.
    • Le détenteur d’un site de hobby enregistré dans Sanitel ne peut commercialiser les poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons vers un négociant de volailles que s’ils sont vaccinés conformément au point a) depuis au moins 15 jours et au maximum 9 mois contre la maladie de Newcastle.
    • Le détenteur d’un site de hobby enregistré dans Sanitel peut commercialiser ses animaux vers un autre détenteur d’un site de hobby enregistré dans Sanitel ou non pour autant que le point a) soit respecté.
    • Pour la commercialisation sur les marchés publics, les mesures prévues aux points B.3 doivent également être respectées.
  • En dérogation au point 1, le commerce de volailles de hobby par un détenteur de volailles de hobby non enregistré dans Sanitel est autorisé, aux conditions suivantes :
    • , ne peut commercialiser vers un négociant en volailles les poules, dindes, pintades, cailles (à l’exception des cailles naines), faisans, perdrix, oiseaux coureurs, pigeons et paons, que si :
      •  les animaux sont identifiés individuellement avec une bague fermée inamovible distribuée par une association agréée telle que visée par l’arrêté royal du 2 juin 1998 relatif aux conditions zootechniques et généalogiques régissant l’amélioration et la conservation des races avicoles et cunicoles, ou par l’arrêté du Gouvernement flamand du 19 mars 2010 relatif à l’organisation de l’élevage d’animaux domestiques utiles à l’agriculture.
      • les animaux ont été vaccinés contre la maladie de Newcastle par un vétérinaire agréé au moins une fois par an avec un vaccin inactivé avec un intervalle de maximum 12 mois entre 2 vaccinations successives et selon le schéma de vaccination mentionné dans la notice du vaccin enregistré utilisé. Les animaux commercialisés doivent en outre être vaccinés depuis au moins 15 jours et au maximum 9 mois. Cette vaccination est attestée par le vétérinaire agréé qui complète le document dont le modèle est en annexe 2 au moment de la vaccination.
  • Le détenteur de volailles de hobby non enregistré dans Sanitel ne peut pas commercialiser ses volailles de hobby sur les marchés publics.
  • publics
  1. Les rassemblements, y compris les marchés publics, et expositions de volailles et volailles de hobby sont interdits sur l’ensemble du territoire, à l’exception des dérogations prévues aux points 2 à 5.
  1. .
  • En dérogation au point 1, les marchés publics de volailles de hobby et/ou d’autres oiseaux sont autorisés aux conditions suivantes :
    • l’autorité locale qui organise le marché s’enregistre auprès de l’Agence alimentaire (ULC) au minimum 3 mois avant le début du marché ; dans le cas d’un marché hebdomadaire, cet enregistrement ne doit être fait qu’une seule fois ;
    • l’autorité locale tient une liste mentionnant le nom et l’adresse des vendeurs qui participent au marché. Cette liste doit être mise à la disposition de l’Agence alimentaire pendant au moins 2 mois ;
    • le marché est placé sous la surveillance officielle d’un vétérinaire agréé désigné par l’autorité locale qui communique le nom du vétérinaire agréé désigné à l’ULC concernée ;
    • seuls les négociants en volailles et les détenteurs d’un site de hobby enregistrés dans Sanitel peuvent vendre des volailles de hobby sur les marchés ; la vente par des détenteurs de volailles de hobby non enregistrés dans Sanitel est interdite ;
    • si plusieurs vendeurs sont présents sur le même marché, ils ne peuvent pas se trouver sur des emplacements contigus ; leurs emplacements doivent être éloignés au maximum et de préférence se situer aux extrémités du marché ;
    • les animaux doivent avoir été confinés ou protégés de façon à empêcher le contact avec des oiseaux sauvages pendant les 10 jours qui précèdent la venue sur le marché ;
    • les mesures prévues au point A concernant le commerce doivent être respectées.
  • Autres mesures
  1. L’accès à tout endroit où sont détenus des volailles ou d’autres oiseaux captifs est interdit à tout véhicule, toute personne et tout matériel qui, dans les 4 jours précédents :
  2. soit a été en contact avec des volailles ou autres oiseaux captifs détenus dans une zone à risque,
  3. soit s’est rendu dans un endroit où sont détenus des volailles ou d’autres oiseaux captifs, dans une telle zone à risque.

Cette interdiction n’est pas d’application pour le personnel de l’Agence alimentaire et pour d’autres autorités compétentes ni pour les personnes travaillant pour le compte de celles-ci, à condition qu’ils respectent les dispositions d’hygiène fixées par l’Agence alimentaire.

  • Tout moyen de transport et matériel servant pour le transport de volailles, d’autres oiseaux captifs, d’œufs à couver ou d’œufs de consommation doit être nettoyable et désinfectable ou à usage unique. Il doit être nettoyé et désinfecté avec un biocide autorisé après chaque transport et chaque collecte.
  • Tout moyen de transport et matériel servant pour le transport de volailles, d’autres oiseaux captifs, d’œufs à couver ou d’œufs de consommation dans un pays tiers ou dans une zone à risque située en dehors de la Belgique, doit être nettoyable et désinfectable ou à usage unique.

Le nettoyage et la désinfection doivent être effectués sans délai et au plus tard dans les trois jours ouvrables qui suivent le retour sur le territoire belge ou avant d’entrer dans un lieu où des volailles ou d’autres oiseaux captifs sont détenus, au moyen d’un biocide autorisé, sous la surveillance d’un vétérinaire agréé, désigné par l’ULC concernée.

Le nettoyage et la désinfection sont effectués suivant les consignes de l’ULC (cf. la procédure 1243484 – nettoyage et désinfection des véhicules en provenance de zones à risque).

  • Chaque maladie ou mortalité anormale chez les volailles doit immédiatement être examinée par le vétérinaire d’exploitation ou un vétérinaire agréé. Si lors de cet examen, le vétérinaire d’exploitation ou le vétérinaire agréé ne peut pas exclure l’influenza aviaire, il est tenu d’en informer immédiatement le vétérinaire officiel.
  • Dans les cas suivants, il est interdit d’instaurer un traitement thérapeutique chez les volailles si des échantillons n’ont pas auparavant été transmis à une association en vue d’une analyse de laboratoire :
  • une réduction de la consommation normale d’eau et de nourriture de plus de 20 %;
  • un taux de mortalité de plus de 3 % par semaine;
  • une chute de ponte de plus de 5 % pendant plus de deux jours;
  • signes cliniques ou lésions post-mortem révélateurs de l’influenza aviaire ou de la maladie de Newcastle.

Les % sont à interpréter au niveau de l’étable ou du compartiment et non pas au niveau de l’ensemble de l’exploitation.

Afin de maintenir le seuil pour l’éleveur de volaille le plus bas possible, l’AFSCA prend en charge les frais d’analyse de ces échantillons pour la grippe aviaire.

Mesures d’application dans les exploitations avicoles

Les mesures suivantes sont d’application dans chaque exploitation avicole enregistrée et dans chaque couvoir :

  1. Des pédiluves de désinfection contenant un biocide autorisé doivent être placés aux entrées et sorties de chaque poulailler et de l’exploitation.
  • L’accès à un poulailler ou un couvoir est interdit à toute personne n’appartenant pas à l’exploitation. Le responsable prend toutes les mesures nécessaires à cet effet. Cette interdiction n’est pas d’application pour :
  • le personnel nécessaire à la gestion de l’exploitation;
  • le vétérinaire d’exploitation;
  • le personnel de l’Agence alimentaire et les personnes qui travaillent sous ses ordres;
  • le personnel d’autres autorités compétentes et les personnes qui travaillent sous leurs ordres.

Ces personnes sont tenues de mettre des bottes et des vêtements ou survêtements de l’exploitation avant d’entrer dans le poulailler ou le couvoir et de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’éviter toute dispersion du virus de l’influenza aviaire.

  • Tout responsable doit tenir à jour un registre des visites qui reprend la date et l’heure de la visite, le nom et l’adresse du visiteur, la plaque du véhicule, le motif de la visite ainsi que l’entrée ou non dans les étables. Dans ce registre, toute personne pénétrant dans le poulailler ou le couvoir est inscrite par ordre chronologique.

Le vétérinaire d’exploitation doit dater et signer ce registre à chaque visite.

  • Le nourrissage et l’abreuvement des volailles et des autres oiseaux captifs doivent se faire à l’intérieur ou de façon à rendre impossible le contact avec les oiseaux sauvages.
  • Il est interdit d’abreuver les volailles et les autres oiseaux captifs avec l’eau de réservoirs d’eaux de surface ou l’eau de pluie accessibles aux oiseaux sauvages, à moins que cette eau ne soit traitée pour garantir l’inactivation des virus éventuels.

Mesures complémentaires d’application dans une zone naturelle sensible

Une zone naturelle sensible est une zone où l’on retrouve beaucoup d’oiseaux aquatiques ou migrateurs sauvages et où le risque d’introduction du virus de la grippe aviaire est plus important qu’ailleurs. Une description de ces zones est consultable sur le site internet www.afsca.be ou est disponible sur simple demande à l’Agence alimentaire.

Les volailles d’exploitations avicoles enregistrées doivent être confinées ou protégées de façon à éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.

  1. Les volailles d’exploitations avicoles et les volailles de hobby de détenteurs enregistrés dans Sanitel (auprès d’ARSIA ou de DGZ), doivent être confinées ou protégées de façon à éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.
  • Le nourrissage et l’abreuvement des volailles, des volailles de hobby et des autres oiseaux captifs doivent se faire à l’intérieur ou de façon à rendre impossible le contact avec les oiseaux sauvages.
  • Il est interdit d’abreuver les volailles, les volailles de hobby et les autres oiseaux captifs avec l’eau de réservoirs d’eaux de surface ou l’eau de pluie accessibles aux oiseaux sauvages, à moins que cette eau ne soit traitée pour garantir l’inactivation des virus éventuels.
  • Les canards et les oies doivent être séparés des autres volailles et volailles de hobby.
  • L’Agence alimentaire peut prescrire des examens cliniques, pathologiques, sérologiques ou virologiques supplémentaires.