Europe : Etude sur les organisations de producteurs


La Commission européenne a publié une étude  sur  les meilleurs moyens pour les organisations de producteurs de se former, de mener leurs activités et d’être soutenues  (rédigée par Arcadia International E.E.I.G., Ernst & Young  et des experts indépendants). Celle-ci a débuté en décembre 2017 pour une durée de 15 mois et couvre les 28 Etats membres.

Vous trouverez ci-dessous un bref résumé du Communiqué de presse de la Commission européenne du 23 octobre (« Producer organisations strengthen farmers’ position in the food supply »  disponible sur https://ec.europa.eu/info/news/producer-organisations-strengthen-farmers-position-food-supply-chain-2019-oct-23_en ) et de certains éléments tirés de cette étude (Arcadia International E.E.I.G., Ernst & Young  et des experts indépendants « Study of the best ways for producer organisations to be formed, carry out their activities and be supported – Final report », mai 2019, disponible sur https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/food-farming-fisheries/key_policies/documents/report-producer-organisations-study_en.pdf ).

Cette étude vise aussi à identifier les bonnes pratiques des OP et des associations d’organisations de producteurs (AOP) au travers d’une analyse de leur gestion interne et de leurs processus opérationnels.

Le nombre total d’OP/AOP croît au sein de l’UE : on relève une augmentation de 33% depuis la dernière réforme de l’OCM). Le nombre d’OP reconnues et non reconnues dans l’UE, définies en tant que « toute coopération entre agriculteurs fondée sur une entité juridique », s’élève à plus de 42.000.

A la mi-2017, le nombre d’organisations de producteurs et d’associations de producteurs reconnues au sein de l’UE s’élevait à 3505. Plus de la moitié (1851) des OP/AOP relèvent du secteur des fruits et légumes et 334 relèvent du secteur lait et des produits laitiers. C’est en France (759), en Allemagne (658) et en Espagne (588) que l’on compte le plus grand nombre d’OP et AOP reconnues. En Belgique, il s’agit de 26 entités reconnues.

Près de 50% des OP et AOP reconnues ont adopté la forme de coopérative. Il existe cependant un grand nombre d’autres formes juridiques. En Belgique, les CUMA appartiennent à la liste des coopératives. Il est estimé que 37% des coopératives belges (environ 100 sur 301) peuvent être considérées comme des CUMA.

L’étude montre que les OP et les AOP contribuent au renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire et apportent une assistance technique à leurs membres. Ces entités bénéficient également aux acteurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et aux communautés locales.

Les OP et AOP reconnues poursuivent globalement ces 3 objectifs : planification de la production et ajustement à la demande – concentration de l’offre – mise sur le marché de produits.

Parmi les incitations économiques motivant les agriculteurs à rejoindre les OP, l’étude relève un renforcement de leur position dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Des incitations techniques sont aussi mentionnées et des incitations à dimension sociale comme le fonctionnement démocratique. Cependant, des freins sont identifiés comme la crainte de perte de liberté et le manque d’informations sur les avantages procurés par les OP.

Des avantages sont relevés pour les opérateurs qui traitent avec les OP, comme une meilleure planification des approvisionnements, des garanties concernant la sécurité, la qualité et l’origine des produits.