[Aviculture] Point de l’AFSCA sur le virus H3 et H5N8


Dans le cadre de la problématique du coronavirus, l’AFSCA, en concertation avec le SPF Santé publique, ARSIA, DGZ et Sciensano, a déterminé les tâches prioritaires à poursuivre dans le domaine de la santé animale. Celles-ci ont été communiquées aux vétérinaires et au secteur agricole par le biais d’une newsletter.

Informations relatives au virus H3

En ce qui concerne le secteur avicole, il est important de noter que les analyses pour le virus H3, qui sont demandées lorsque les animaux et les œufs à couver doivent être déplacés, peuvent immédiatement être arrêtées. Supprimer ces analyses est déjà prévu dans l’AM qui supprime la plupart des mesures prises contre ce virus. Le Ministre Ducarme a signé cet arrêté et sa publication au Moniteur est prévue dans les jours qui viennent, mais nous n’attendons donc pas la publication pour déjà arrêter les prélèvements et les analyses.

Informations relatives virus IAHP H5N8

Vous trouverez à titre d’information ci-dessous un bref aperçu de la situation concernant l’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 et, en annexe, une carte du système européen de notification ADNS qui reprend la localisation des foyers dans les exploitations (en rouge), les parcs animalier (en bleu) et les oiseaux sauvages contaminés (en jaune).

La semaine dernière, deux nouvelles contaminations sont apparues en Allemagne en une en Pologne. En Allemagne, il s’agit d’un élevage commercial de dindes dans le nord de la Basse-Saxe et une rapace découverte à Leipzig, près de l’éleveur amateur déclaré foyer la semaine dernière, en Pologne d’un élevage de dindes situé dans une région déjà contaminée.

L’Agence a réévalué la situation :

  • En ce qui concerne les oiseaux sauvages, une information importante est que la migration du printemps a commencé et se poursuivra dans les semaines qui viennent. Cela signifie que l’on ne doit plus s’attendre à des mouvements en provenance du nord et que les risques éventuels liés aux oiseaux sauvages viennent des oiseaux venant du sud qui migrent vers les sites de reproduction. Il n’y a pas d’indications de présence du virus H5N8 chez ces oiseaux, ni dans la population locale d’oiseaux en Belgique. Par conséquent, la nécessité de confiner les volailles dans notre pays n’a pas beaucoup changé.

  • En ce qui concerne le risque d’introduction du virus par les activités du secteur, des contacts existent entre les secteurs dinde belge et allemand. Par exemple, une partie des dindes belges sont abattues en Basse-Saxe. Suite à l’infection en Basse-Saxe, le risque d’introduction par de tels contacts a augmenté. Ce risque peut être maitrisé par une application correcte et rigoureuse des règles de biosécurité.

L’AFSCA insiste sur l’importance de la biosécurité. Bien que les circonstances exactes de ces récentes infections n’aient pas encore été clarifiées, il est illustratif que les deux élevages de dindes détenaient leurs animaux à l’intérieur ; l’introduction dans les étables est donc probablement due à une application insuffisante de la biosécurité.

Les mesures en vigueur sont toujours consultables sur notre site internet : http://www.favv.be/professionnels/productionanimale/santeanimale/grippeaviaire/.

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