(AG ERPA) Les volailles rurales et la prochaine Politique Agricole Commune (PAC) : défis et opportunités


Jeudi 7 février à Namur (Belgique) s’est tenue l’Assemblée Générale d’ERPA, association européenne de volailles rurales. Au programme, des échanges avec des représentants des institutions européennes sur le thème : « Les volailles rurales et la prochaine Politique Agricole Commune (PAC) : défis et opportunités ». Mais aussi une visite de terrain dans une exploitation de poules pondeuses bio à Glabais.

Retour en images sur la visite :

Communiqué envoyé par ERPA – 11 février 2019

L’aviculture rurale européenne, en phase avec les attentes sociétales, revendique le soutien de la future PAC

 

Les participants se sont accordés sur le fait que les productions défendues par ERPA (volailles plein air, sous signe de qualité, aviculture familiale…) sont en phase avec les attentes sociétales européennes et les objectifs de la future PAC. Des pistes concrètes ont été mises en évidence pour assurer un soutien aux éleveurs, via les deux piliers.

 

Après un accueil chaleureux par José Renard, Chef de cabinet du Ministre wallon de l’agriculture, qui a exposé le plan stratégique de la Wallonie favorisant le développement des volailles alternatives, les participants ont écouté plusieurs exposés sur la construction de la prochaine PAC :

  • Message vidéo de Michel Dantin, Eurodéputé, sur la position du Parlement européen
  • Présentation de Brigitte Misonne, de la Commission européenne (CE), sur la proposition de la CE
  • Explications de Philippe Musquar, du Secrétariat de la Commission parlementaire de l’agriculture et du développement rural, sur le rôle du Parlement européen dans cette réforme.

 

Des représentants d’ERPA ont ensuite interpelé ces institutions sur la place des volailles rurales dans la future PAC. Celles-ci répondent en effet parfaitement aux attentes des citoyens européens : bien-être des volailles, préservation de l’environnement, biodiversité, qualité et sécurité sanitaire, existence et dynamisation des zones rurales. Et pourtant la PAC actuelle et le projet de future PAC leur font peu de place, alors qu’elles pourraient être aidées : aides aux investissements et à la formation ciblés pour ces productions, aux hectares et à l’aménagement des parcours extérieurs, aux contrôles pour les signes officiels de qualité, etc…

Comme l’a indiqué Carlos Terraz, Président d’ERPA : « Ces aides aux producteurs de volailles rurales favoriseraient très concrètement la dynamisation des territoires ruraux et le développement des productions alternatives ; ce serait un engagement fort envers les producteurs et les citoyens ».

 

Ces éléments ont été discutés lors d’une table ronde avec Karine Gloanec Maurin (Eurodéputée), Brigitte Misonne (CE), David El Mechali (Représentation permanente de la France auprès de l’UE), José Renard (Chef de cabinet du Ministre wallon de l’agriculture), Isabelle Jaumotte (Fédération wallonne de l’agriculture), et Eric Cachan (représentant d’ERPA et éleveur de volailles Label Rouge en France).

 

Les échanges très riches ont montré qu’il sera possible de mieux soutenir les volailles rurales dans la future PAC, via les interventions sectorielles, les éco-schémas, ou les aides du développement rural par exemple.

La concrétisation de ces pistes dépendra du contenu du texte final (les discussions sont en cours au sein du Parlement européen et du Conseil, mais un accord final n’interviendra pas avant les élections européennes de mai 2019), et de l’application qui en sera faite ensuite par les états-membres dans leur plan stratégique. 

La baisse envisagée du budget PAC et le principe de subsidiarité obligeront à « jouer des coudes », mais ERPA compte bien se faire entendre.

 

Contact presse ERPA : Marie Guyot, secrétaire générale

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