[Webinaire ERPA] Les volailles rurales au coeur du pacte vert européen


Dans le cadre de son Assemblée Générale publique, l’Association européenne des volailles rurales (ERPA), organisait un webinaire le 2 février de 13h à 15h, sur la thématique  « Les volailles rurales au cœur du Pacte Vert européen ».

Retour sur l’Assemblée Générale publique de l’ERPA

A l’issue du webinaire du 02/02 et de l’AG publique d’ERPA qui ont rassemblé en virtuel plus de 150 personnes, voici les documents permettant de revoir le webinaire, et de consulter les vidéos qui ont été présentées.

Vous trouverez également ci-dessous les liens des vidéos suivantes :

De plus, l’enregistrement de l’événement est disponible ici.


Communiqué de presse- 2 février 2021

Hommes, animaux et territoires :
L’aviculture rurale européenne contribue à la durabilité et à la résilience des systèmes alimentaires

Plus de 150 participants ont suivi ce mardi 2 février 2021 le webinaire de l’Association européenne des volailles rurales (ERPA) sur le thème:«Les volailles rurales au cœur du Pacte Vert européen». «Le secteur européen des volailles rurales est intensif en termes de création d’emplois tout en étant respectueux de l’environnement et en jouant un rôle clé dans l’approvisionnement en produits locaux et de qualité», a déclaré l’Euro député Benoît Lutgen(PPE, Belgique), parrain de cet événement.

Par conséquent, la Stratégie européenne«De la Ferme à la Table»et celle sur la Biodiversité ainsi que la Politique Agricole Commune devraient accorder plus de place à l’élevage durable de volailles. Et c’est bien l’intention de la Commission européenne puisque, comme l’a souligné Maciej Golubiewski(Chef de cabinet de Janusz Wojciechowski, Commissaire européen à l’Agriculture et au Développement Rural), la production alternative de volailles contribue pleinement à des systèmes alimentaires durables et s’inscrit donc parfaitement dans les priorités actuelles de l’Union européenne (UE). Sur le plan environnemental, «la production repose sur des aliments produits localement, contribuant ainsi à une économie circulaire tout en réduisant l’impact environnemental négatif des aliments importés», a ajoutéM. Golubiewski.

Le secteur des volailles rurales représente une faible part des émissions de gaz à effet de serre au sein des émissions du secteur agricole. Un des éléments clés à cet égard est l’utilisation de l’agroforesterie,avec le développement de parcours arborés. Alexandre Parizel (Association française d’agroforesterie) a expliqué que ces parcours permettent notamment de préserver la biodiversité, de recycler les nutriments, de capter le carbone ainsi que de limiter l’érosion et la pression sur l’environnement.«Les volailles rurales sont au carrefour des trois piliers du développement durable : économiquement résilientes, respectueuses de l’environnement, répondant aux attentes sociales et apportant de la valeur ajoutée aux territoires grâce à des exploitations familiales à taille humaine»,a résumé Louis Perrault(Représentant d’ERPA).

En outre, ERPA est convaincue que le type d’élevage qu’elle défend garantit un niveau élevé de bien-être animal. Un label pouvant guider les consommateurs européens à choisir des produits issus d’animaux élevés dans le respect du bien-être animal est actuellement en discussion au sein des instances européennes. Au cours de la table ronde, Carlos Terraz(Président d’ERPA) a souligné que si un tel système était proposé, il devrait être obligatoire, basé sur les types d’élevage définis dans les normes de commercialisation de l’UE et devrait s’appliquer à l’ensemble de la production européenne de volailles. De plus, le niveau le plus élevé de bien-être animal ne devrait pas être exclusivement réservé à la production biologique et devrait également couvrir les systèmes à très haut niveau de bien-être animal, comme les productions «fermières -élevées en plein air».

Les autres intervenants ont souligné la nécessité d’une cohérence avec les systèmes actuels de production, l’importance d’une information transparente pour les consommateurs, la nécessité de garantir des conditions de concurrence équitables avec les produits importés des pays tiers et la difficulté de choisir les bons critères. L’Eurodéputé Norbert Lins, Président de la Commission de l’Agriculture et du Développement Rural du Parlement européen, a exprimé son soutien à l’étiquetage «bien-être animal»à condition que «les coûts ne soient pas uniquement supportés par les agriculteurs, mais par tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement et les consommateurs».

ERPA continuera à travailler pour préserver et revitaliser l’environnement rural, les exploitations familiales et la diversité génétique des volailles plein air en veillant à ce que les besoins des producteurs, des animaux ainsi que ceux des consommateurs soient pris en compte dans les futurs textes législatifs européens.


Informations pour participer à l’événement du 02/02/2021

Agenda et programme de la conférence-débat