[Ovinpiades] Un Belge Meilleur Jeune Berger Européen


Finale des Ovinpiades 2020, samedi 22 février Paris – Victorien, 16 ans, de Suarlée, a remporté le titre de Meilleur Jeune Berger Européen lors des Ovinpiades organisées au Salon International de l’Agriculture. Pour cela, il a dû individuellement affronter des Français, des Autrichiens, des Anglais, des Irlandais, … dans une série d’épreuves tirées du quotidien des éleveurs de moutons.

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Les Ovinpiades, pour redynamiser le secteur

Les Ovinpiades des jeunes bergers, qui en étaient à leur 15e édition, sont réservées aux jeunes de 16 à 24 ans inscrits dans un établissement d’enseignement agricole.

En Wallonie, la participation à cette compétition ludique remonte à quatre ans, à l’initiative du Collège des producteurs, interface entre agriculteurs, responsables politiques, monde de la recherche et de l’encadrement. Pour cette édition, six écoles agricoles wallonnes étaient représentées. Dès novembre dernier, 70 étudiants ont participé à une journée de formation au centre de recherche ovine de Faulx-Les Tombes. Ils se sont retrouvés au salon belge Agribex pour la finale belge des Ovinpiades dont l’organisation a été prise en charge par l’ASBL Elevéo. Quatre étudiants – deux francophones, deux néerlandophones – ont été sélectionnés pour la finale européenne, dont Victorien Mathieux et Julien Roisin de l’IPES d’Ath.

Le but des Ovinpiades est de redynamiser le secteur ovin en France, mais aussi en Europe, en donnant un coup de projecteur sur cette filière, en expansion, mais qui connaît un déficit de vocations.

C’est le cas en Belgique, et notamment en Wallonie. «L’élevage ovin reprend vigueur depuis 10 ans, observe Victorien. On ne produit pas assez de moutons par rapport à la demande.»«On ne produit chez nous que 13% des moutons consommés, complète Cyril Regibeau, conseiller technico-économique d’Elevéo. Avec la tendance aux circuits courts, il y a du potentiel. L’intérêt pour la filière touche surtout les jeunes, en raison de la facilité de s’installer qui ne nécessite pas de gros investissements et un retour sur investissement rapide.»

Actuellement, la Wallonie compte 450 éleveurs de plus de 30 brebis, essentiellement en activité complémentaire.